ESPACE D'ART CONTEMPORAIN

29 rue du faubourg Bretonnière 21200 BEAUNE

la serrurerie

Michel Gaudillère

Né en 1932 à Chalon-sur-Saône, Michel Gaudillère se passionne très tôt pour le dessin, la peinture et la gravure.

Sa famille s'installe à Beaune en 1945, où il suit des cours à l'École des Arts Appliqués.

Après avoir assisté son père ébéniste dans les années d'après-guerre, il entame une carrière de décorateur d'intérieur. Le succès se confirme avec la création de magasins.

Au terme d'un parcours professionnel bien rempli, la retraite sonne en 1992. C'est le moment qu'il choisit pour expérimenter les possibilités d'un art qui se révèle progressivement à lui. Sa curiosité et son envie d'apprendre n'ont cessé de guider son itinéraire et ses choix.

Les idées, les projets n'ont jamais quitté Michel Gaudillère et font encore aujourd'hui de lui un jeune homme de 86 ans. Son épouse Michèle n'est pas non plus étrangère à l'épanouissement de l'artiste.

VERS L'ABSTRACTION

Après des débuts figuratifs, l'artiste « se prend au jeu de l'abstraction », comme il aime à le dire lui-même. De nombreuses rencontres s'avèrent décisives au cours de ses recherches artistiques. La rencontre la plus déterminante est sans doute celle du peintre et philosophe thaïlandais Lek Nakarat, qui bouleverse ses préoccupations esthétiques. Son imagination se libère et conduit aux expériences stylistiques.

Comme pour tant d'autres créateurs, la route est longue pour trouver son identité artistique. Grâce à un enrichissement basé sur de nombreuses découvertes, de visites d'expositions et de musées, de lectures aussi, il trouve la voie d'une expression individuelle.

L'espace abstrait s'équilibre et se structure grâce aux formes et à la densité de la matière qui se confondent. C'est bien d'une aventure dont il s'agit pour l'artiste, qui se surprend jour après jour à dévoiler la dimension de sa sensibilité pour l'art abstrait.

L'EXPÉRIENCE DE LA GRAVURE

Après une longue phase d'observation et de tâtonnement, il accepte une des particularités de la gravure : sa maîtrise non absolue. Il consent à se laisser guider par les hasards de la création. Un constat s'impose : l'émergence d'un langage plastique qui lui est propre.

Les travaux récents de Michel Gaudillère montrent qu'à travers des procédés très divers-eaux-fortes, aquatinte, utilisation de plaques d'offset, de lino, de zinc ou de cuivre,  il affirme un univers de plus en plus poétique.

L'artiste exploite le papier et les empreintes en les conjuguant sur tous les modes. Une seule façon pour lui de se réapproprier le résultat : les ajouts.

Il s'attache à expliquer : « J'utilise l'aléatoire, l'enrichissant ça et là de touches de peinture ou de pigment, de collages de papier de soie et d'autres ajouts créatifs qui font que, de chaque tirage issu de ma presse, sort un modèle différent, une pièce unique, un tableau de facture très contemporaine ».

L'estampe imprimée, il s'engage ensuite à modifier la plaque originelle afin d'expérimenter de nouvelles créations : les variations.

Ainsi, ce qui anime Michel Gaudillère, ce sont les possibilités infinies que lui procure son art ; cette matrice transformable qui apporte tant de liberté d'exécution, ainsi qu'une multitude d'effets.

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